Orientales de Granada 8 – 4 Gigantes de Rivas
- 12 déc. 2015
- 3 min de lecture
Oui c’est bien un score mais non ce n’est pas un score de football mais bien de BASEBALL. Au Nicaragua c’est le sport n°1. Tout le monde regarde le baseball (de préférence américain) à la télé. On a donc voulu aller voir un match pour ressentir un peu l’ambiance dans le stade. On a eu de la chance car Granada fait partie des 4 seules équipes qui constituent la ligue professionnelle (c’est l’équivalent du TOP14 pour le rugby en France). Le championnat ne se déroule que de novembre à février et Granada jouait à domicile ce week-end. Donc parfait, nous voilà partis pour le match !
On ne sait pas trop comment acheter les places en avance mais en demandant à notre hôtel le proprio nous dit qu’il suffit d’aller au stade un peu avant car il ne sera pas complet.

En bons élèves, on se rend au stade 30 min avant en se disant que ça devrait être suffisant. Et là surprise, en fait il n’y a personne devant le stade. On se demande un instant si on ne s’est pas trompé de date mais finalement on aperçoit quelques personnes qui se glissent à l’intérieur. On s’approche et effectivement sur une petite guérite, un papier scotché indique le prix des places : 70 C$. Bon ok pour 2,50€ on peut se le permettre. :-)

Bon on doit avouer que le stade n’est pas gigantesque mais il est plutôt sympa. Architecture béton simpliste très aérée avec des chaises en fer et une toiture en tôle. La pelouse est superbe et les 2 équipes s’échauffent déjà. Assez étrange, le stade est assez vide mais ça nous permet de prendre pas mal de photos. On comprend qu’il ne fallait vraiment pas se stresser pour les places.
Oriane demande notamment à un joueur qui discute dans les tribunes avec sa famille de faire une photo avec lui. Le gars fait trop la star, c’est trop drôle. Finalement, on verra plus tard qu’il ne joue même pas titulaire… On comprend mieux pourquoi il papotait en buvant du Coca et en jouant avec son téléphone pendant que les autres s’entraînaient…

Petit à petit, les supporters arrivent, il y a de tout : des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes et des enfants. C’est super convivial. Il n’y a pas de clans de supporters, juste des gens qui viennent passer du bon temps.
Fidèles à eux-mêmes, les Nicaraguayens sont à peine installés dans les tribunes que des petits vendeurs viennent leur proposer à boire et à manger. Et devinez quoi, ils achètent de tout, tout le temps et de préférence le plus gras ou le plus sucré possible… C’est comme dans les bus mais au stade cette fois-ci !
Avant le coup d’envoi, tout le monde écoute l’hymne national du Nicaragua sans un bruit, debout. Impressionnant. Ensuite pendant le match, l’ambiance est tout autre et n’a rien à voir avec celle de nos stades. On est vraiment dans un stade de baseball, comme aux Etats-Unis : les gens discutent, se déplacent, mangent, boivent … et de temps en temps ils s’excitent un peu quand l’équipe de Granada fait de beaux points ou bien si les arbitres ne prennent pas la bonne décision.
Bon, je les comprends un peu car il faut dire que ce sport est lent, très très lent. Les matchs durent très longtemps, il n’y a pas de chrono. Le nôtre a duré au total 3h donc c’est compliqué de rester concentré pendant si longtemps.
Ah si l’anecdote assez drôle, c’est que le compteur de points n’est pas automatique. En fait c’est un petit gars qui va accrocher un panneau à chaque manche, on devine son marcel blanc et on se marre bien !


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