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En lancha, à nous Aguateca !

  • 10 oct. 2015
  • 3 min de lecture

Ce matin, le départ pour Aguateca est programmé à 7h avec Pedro. Euh non finalement c’est une autre personne qui nous amène en lancha. En fait Pedro ne s’avère être qu’un « commercial ». Et oui business is business.


Comme il y a eu cette nuit une bonne averse tropicale, il y a un peu de brouillard ce matin sur le fleuve ce qui rend le trajet encore plus charmant. On navigue donc sur ce fleuve bordé de végétation tropicale pendant 1h30 environ. On aperçoit quelques oiseaux (surtout des cormorans, mais aussi un héron cendré, des aigles) qui s’envolent par-ci par-là, des femmes qui nettoient leur linge sur la rive et quelques maisons qui surgissent de nulle part. Nous descendons les méandres du fleuve Petexbatun, en empruntant parfois des raccourcis incroyablement étroits dans la mangrove. Génial ! Encore des paysages qu’on n’avait pas rencontrés jusqu’à présent. Avec le soleil qui se lève tout doucement, c’est tout simplement magnifique.




Alors que le fleuve se fait de plus en plus étroit et sinueux, on arrive à un petit ponton en bois où notre chauffeur nous dépose : on est arrivés à Aguateca !


On part alors tous les 2 car il va nous attendre dans sa lancha. Après une bonne cinquantaine de marches bien raides, on arrive à un petit groupe de bâtiments. On comprend que vivent ici, comme au Mirador, les gardiens et les personnes qui entretiennent le site. Un petit gars nous fait signe qu’il faut venir s’inscrire dans le registre. On comprend alors qu’il n’y a vraiment pas beaucoup de touristes car les derniers sont venus le 8 octobre et ceux d’avant le 5.


La bonne surprise c’est qu’on aperçoit rapidement des panneaux d’orientation et d’explication… donc pas besoin de guide, on est ravis ! La grosse mauvaise surprise c’est qu’il y a des moustiques par centaines de milliers… et on exagère à peine : c’est l’enfer ! Heureusement on a prévu chemises longues et pantalons longs et de l’anti-moustique mais les entendre tournoyer autour de notre visage est insupportable ! En fait le principe c’est qu’il ne faut pas rester statique, donc on tourne, on tourne, on tourne en battant des mains autour de notre visage. Prendre une photo devient un véritable défi.


Une des particularités de ce site est l’aspect géologique. En effet, on suit pendant assez longtemps des immenses parois rocheuses de plusieurs dizaines de mètres de haut. Assez hallucinant. On arrive tout d’abord à un mirador d’où on peut apercevoir le fleuve qui serpente au milieu de la jungle. On traverse ensuite un passage hyper étroit entre 2 barres rocheuses. La largeur n’excède pas 2m. On se croirait vraiment dans Indiana Jones. On ne fait même plus attention aux cris continus des singes hurleurs.




A la sortie de cette gorge on aperçoit les premiers monuments. Contrairement aux autres sites, on ne trouve pas de temples majestueux ici mais plutôt des maisons de mayas et d’autres bâtiments de la vie de tous les jours. Apparemment, les archéologues ont également retrouvé beaucoup de bijoux, vases et autres vestiges. Le plus remarquable est la « Gran Plaza » avec sa pyramide, d’énormes stèles très bien restaurés où on peut même y voir des visages, et d’autres édifices qui étaient des lieux de pouvoir.




Après 2 heures de visite, nous voilà repartis vers Sayaxché : nous prenons sur notre lancha deux gardiens du site qui sont venus nous demander tout penauds si on était d’accord pour qu’ils viennent avec nous… bien sûr !


Superbe trajet retour, avec de gros nuages noirs menaçants mais qu’on évite de justesse ! On croise des lanchas de gens du coin : elles sont chargées à ras bord. Il y en a notamment une qui transporte toute une famille et du bois… et qui est tellement chargée qu’on a vraiment l’impression qu’à tout moment, elle va chavirer. Nous sommes obligés de ralentir énormément pour éviter que notre lancha ne provoque la moindre vague.


Ces trajets en barque sont incroyables, on a l’impression d’être immergé dans un reportage et on a du mal à croire que tout cela est réel.


Retour à Sayaxché où on mange rapidement avant de partir pour Florès ! Et oui, nous avons décidé de revenir une dernière nuit sur cette île trop mignonne pour une raison essentielle : il faut absolument qu’on ait demain matin une super connexion internet pour voir le match France-Irlande.

 
 
 

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